Le Pavillon de la culture

Le Pavillon de la culture est destiné à offrir un service d’information sur la culture et les associations aux Morlaisiens mais aussi aux visiteurs.

Le Pavillon de la Culture, qui se trouve place des Otages à Morlaix, a été inauguré en juillet 2015.

Les actions culturelles sont nombreuses à Morlaix, notamment durant la période estivale, le Pavillon de la Culture en est la vitrine et permet de promouvoir auprès d’un large public les actions menées par la Ville.

Ce lieu est destiné à offrir un service d’information sur la culture et les associations aux Morlaisiens mais aussi aux visiteurs.

Avec plus de 300 associations présentes sur le territoire, le Pavillon permet aussi d’orienter au mieux les visiteurs et de leur communiquer les bons contacts.

Le Pavillon de la Culture a vocation à ouvrir ses portes les mois de juillet et août de chaque année.

Renseignements :

En période d'ouverture : 02 98 63 58 87

En dehors des périodes d'ouverture : service culture-animations

  • 02 98 15 20 66
  • animations@villedemorlaix.org

Un peu d’histoire concernant le bâtiment qui l’abrite :

Ce qu’on appelle aujourd’hui le Pavillon de la Culture, autrefois Pavillon du Tourisme, est à l’origine une gare ferroviaire, construite pour la ligne Morlaix-Primel-Plestin-les-Grèves, ouverte en 1912. Elle fonctionne jusqu’en 1934.

L’édifice désaffecté devient la propriété  de la Ville de Morlaix en 1939 et c’est en 1951 que le Syndicat d’Initiative  s’y installe.

Dès lors les responsables du syndicat dont Louis Patault son Président, entreprennent de transformer la gare, adapter le petit édifice à sa nouvelle fonction et lui donner une apparence qui sied à l’accueil des touristes. Pour cela il est décidé d’agrémenter les façades de « 10 panneaux en faïence de Quimper, représentant les plans touristiques de Morlaix et de sa région, industries et ressources naturelles, etc. », commande est passée en 1952 à l’artiste brestois, Jim Eugène Sévellec. Compte tenu du coût élevé de cet ambitieux projet confié aux faïenceries Henriot, seulement deux panneaux sont réalisés cette année là, dont la vue cavalière de la Ville, « réalisation unique dont seul le syndicat morlaisien pourra s’enorgueillir» confie l’artiste. Ils sont mis en place en août 1952.

Les maigres ressources de l’institution touristique ne lui permettent pas de poursuivre la commande dans l’année qui suit et il faudra attendre 1961 pour voir apposées les autres panneaux réalisés aussi par Jim E. Sévellec et représentant diverses vues du Pays de Morlaix, ceux-là mêmes visibles aujourd’hui tout autour de l’édifice. Bien que certains soient actuellement cachés, on peut découvrir l’église de Saint-Jean-du-Doigt en Trégor, la chapelle de Saint-Herbot dans les Monts d’Arrée, le Château du Taureau, la récolte des huîtres et celle des artichauts et les vues cavalières du Pays de Morlaix et de la ville.

C’est aussi en 1961 que la toiture du début du siècle est remplacée par l’actuelle, dans le style néo-breton aux larges et épaisses ardoises, toiture qui permet l’agrandissement du pavillon et la protection des céramiques.

Les céramiques de Jim E. Sévellec

 

 

Jim E. Sévellec (21 janvier 1897, Camaret-sur-Mer ; 21 mai 1971 Brest). Élève de Louis-Marie Désiré-Lucas ; nommé en 1936 peintre de la Marine.

« Le 21 janvier 1897, nait Eugène Sévellec à Camaret. Très jeune, à 11 ans, il dessine déjà les maisons et les ruelles de Camaret aux côtés des artistes. A la mort de son père, sa famille s'installe bien vite à Brest où il suivra ses études au lycée.

Volontaire à la guerre de 14/18, il est incorporé à 18 ans au 327e régiment de ligne. Grâce à sa bonne connaissance de l'anglais, il sert d'interprète aux régiments écossais et américains. Ils le surnommèrent Jim plus facile à prononcer qu'Eugène.

De retour, il s'engage dans les PTT. En équipe, il devait recevoir jour et nuit les messages, suivant les horaires variables. Cette activité lui accordait une sécurité financière et surtout un temps précieux pour peindre dans son atelier ou dans les ruelles près du port de Brest et de Camaret.

Grâce à son ami bienveillant l'écrivain Saint-Pol-Roux, il collabore avec la manufacture Henriot dès 1928. Il crée des décors pour le service « Aux marins", de petits personnages pour la « Procession », la « Noce » et la « Gavotte », une série de statues représentant des gars de la marine, des enfants, des scènes familiales. Ses modèles seront souvent son épouse et sa fille Anaïck, ce beau prénom se retrouvant sur de nombreuses pièces.

Ses peintures nous font découvrir la vie agitée des ports, les rues de Brest et de Camaret. Elles reflètent une réelle sérénité, une belle lumière, le naturel, la sensibilité avec une parfaite connaissance de l'architecture, de la perspective et une palette de couleurs vives et harmonieuses.

Pour le Musée de la Tour Tanguy, il reconstitue le passé de Brest par d’admirables maquettes animées. Même les costumes furent réalisés par l'artiste.

Il fut également professeur à l'école locale des Beaux-arts. Il est l'auteur, avec son fils Joël, d'une histoire de Brest, en bandes dessinées publiées dans le Télégramme. Parmi ses nombreuses activités, il convient de mentionner celle d'affichiste pour différentes entreprises, de décorateur de théâtre et de boutiques, de collaborateur de revues l'Armorique, l'Illustration, Les Cahiers de L'Iroise, La Dépêche de Brest… »

Marc-Antoine Ruzette (Extrait de l'article paru dans le Bulletin n°21 de janvier 2005 des Amis du Musée de la Faïence, Quimper)